Niche dans les plis de l’Himalaya, entre deux geants que sont l’Inde et la Chine, le Bhoutan cultive une singularite assumee. Ce petit royaume montagneux a fait le choix audacieux de mesurer sa reussite non pas a l’aune du PIB, mais du Bonheur National Brut.
Le pays du dragon tonnerre
Les Bhoutanais nomment leur pays Druk Yul, le « pays du dragon tonnerre », en reference aux violents orages qui eclatent dans les vallees himalayennes. Cette appellation revele l’importance de la spiritualite dans l’identite nationale : le dragon symbolise les divinites protectrices du bouddhisme tantrique, religion d’Etat pratiquee par la quasi-totalite de la population.
Les dzongs : forteresses de foi
Le paysage bhoutanais est ponctue de dzongs, ces imposantes forteresses-monasteres qui servent a la fois de centres administratifs et religieux. Edifies aux points strategiques des vallees, ces batiments aux murs blancs et aux toits rouges constituent des chefs-d’oeuvre d’architecture traditionnelle.
Au Bhoutan, l’architecture n’est pas une question de style mais d’harmonie. Chaque batiment doit respecter les codes ancestraux pour ne pas troubler les esprits du lieu.
Taktsang : le nid du tigre
Accroche a une falaise vertigineuse a 3 120 metres d’altitude, le monastere de Taktsang, surnomme le « nid du tigre », constitue le site le plus sacre et le plus spectaculaire du Bhoutan. Selon la legende, Guru Rinpoche y serait arrive sur le dos d’une tigresse volante au VIIIe siecle pour mediter dans une grotte.
Un tourisme maitrise
Le Bhoutan a fait le choix d’un tourisme de haute valeur et faible volume. Les visiteurs doivent s’acquitter d’un tarif journalier consequent qui couvre l’hebergement, les repas, le guide et le transport. Cette politique vise a limiter l’impact du tourisme de masse tout en generant des revenus significatifs pour le developpement du pays.